Dans mon village, on mangeait des chats – Pelaez & Porcel (Bamboo)

Fameuse et goûtue cette sombre BD, entre sourires louches, crime organisé et pâté du dimanche.

Dans un coin du Tarn, un gamin grille le charcutier du village en train de zigouiller des chats pour en faire du pâté qu’il vend à prix d’or.

« Il doit être bon, il est au prix du foie gras. »

Par ce que la vie lui a déjà servi, Jacques n’a pas froid aux yeux et il va commencer à faire le malin. Le charcutier va allonger la mise mais les choses vont clairement mal tourner, et le « petit » de se retrouver en maison de correction.

Sa vivacité d’esprit, sons sens de l’analyse et son instinct de survie le conduiront à retourner toutes les situations embarrassantes ou d’injustice en sa faveur, se taillant au fil du temps un petit costard sur-mesure dans le crime organisé.

Nous sommes dans les années 70 et nous baignons dans une ambiance sombre assez poisseuse dans laquelle ce personnage étonnant va brillamment se révéler.

Nous tenons là une BD vraiment sympa, ambiance noir rural – peur de rien. Le scénario est original, bien mené, avec son lot de surprises et des personnages bien campés, le tout dans un graphisme efficace qui restitue l’époque et l’atmosphère, avec des couleurs qui donnent un petit côté suranné qui nous plongeraient presque dans un décor de film du genre d’époque. A découvrir !

Dans mon village, on mangeait des chats
scénario Philippe Pelaez
dessin Francis Porcel
Bamboo (Grand Angle)
2020
56 pages

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11 commentaires sur “Dans mon village, on mangeait des chats – Pelaez & Porcel (Bamboo)”

  1. Le genre « noir rural », j’aime assez, et ce que peuvent faire les 2 auteurs aussi, donc je note ! Dans le même genre, « Un ver dans le fruit » de Chabouté pourrait te plaire…

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