La lumière de la nuit – de Keigo Higashino (Actes sud)

Osaka dans les années 70. Un prêteurs sur gage est retrouvé assassiné dans un immeuble désaffecté. Une femme est retrouvée asphyxiée au gaz chez elle. Les correspondances entre les affaires restent floues, les enquêtes piétinent, mais l’inspecteur Sasagaki n’est pas près à lâcher le morceau. Epais roman bluffant qui dépeint la société japonaise sur une vingtaine d’années, des années 70 aux années 90. Un polar puzzle foisonnant et captivant.

Bondrée – de Andrée A. Michaud (Rivages)

Eté 67. Les vacanciers ont investi les chalets qui bordent le lac Boundary Pound, au sud du Québec, un îlot de verdure aux allures de réserve naturelle entre lac, bois et montagnes. Un genre de communauté saisonnière s’est formé au fil des années, les barbecues s’animent, les jeunes se retrouvent, expérimentent, profitent de la liberté estivale. Jusqu’au jour où Zaza Mulligan est retrouvée morte près d’un piège à renard. Coup de cœur pour ce roman noir épais, brumeux, enveloppant et non dénué d’humour. A découvrir !

Crache trois fois – Davide Reviati (Ici Même)

Un village italien, des gamins qui ont poussé au gré de leurs trouvailles, sont devenus une bande de potes qui ont tout partagé ou presque. Et Loretta, la fille de gitans, qui n’est jamais loin mais pas tout à fait là, qui intrigue et fout la trouille, et dont on se moque pour mieux se protéger. Davide Reviati signe un roman graphique très fort, navigant entre récit d’apprentissage et histoire du peuple rom, dans lequel il passe au peigne fin le rapport à la différence et le racisme ordinaire qui en découle trop souvent.

Sondage : Ça sent le book médite

Le blog a un peu plus de 6 ans et je suis en plein brainstorming sur la suite à donner, tant dans le fond que dans la forme. Les choses ne changeront peut-être finalement pas mais la réflexion est en cours. Aussi je vous mets à contribution, histoire d’en savoir un peu plus sur ce que vous recherchez lors de vos pérégrinations littéraires, et satisfaire au passage ma curiosité.
Un grand merci pour vos avis.

Les larmes du seigneur afghan – Campi, Zabu, Bourgaux (Dupuis)

Immersion dans le conflit afghan. En 2010, la reporter Pascale Bourgaux se rend une fois de plus en Afghanistan, dans un village au nord du pays où elle a tissé des relations depuis une dizaine d’années, dont une précieuse avec un seigneur de guerre. Elle constate avec sidération que malgré l’assise du bonhomme, le terrain est à deux doigts de se faire récupérer par les talibans. Une BD documentaire instructive. Une bonne entrée en matière pour aborder les conflits au Moyen-Orient et toute la difficulté d’y remédier.

Herberto – Laura Hawthorne (La petite salamandre)

Herberto la limace décide de se bouger les fesses le jour où il n’y a plus rien à se mettre sous la dent dans le coin de potager qu’il occupe avec quelques compères. Il part à l’assaut du potager en quête de salades goûteuses et rencontre en chemin d’autres animaux et insectes. Herberto est éblouis par le travail de chacun et se sent tout piteux de ne pas exceller lui aussi dans un art. Mais tout est affaire de point de vue, et le papillon va peut-être bien lui faire voir les choses autrement. Un album nature très sympa à partager dès 2-3 ans.

Pussy Riot Grrrls – Manon Labry ( iXe)

Les Riot Grrrls, ou le féminisme radical, revendicatif, ont émergé dans le paysage musical des années 90 en puisant dans l’énergie et l’audace du punk et du DIY. Un courant qui s’est étoffé au fil du temps et perdure encore. Un essai truffé de références, qui donne un éclairage différent sur l’évolution du féminisme depuis 30 ans.

La petite souriante – Zidrou et Springer (Dupuis)

Pep est éleveur d’autruches et cette nuit il a décidé de zigouiller sa bonne femme. C’est justement ce qu’il est en train de faire quand la BD commence, ça gicle un peu d’ailleurs sous l’œil torve des volatiles. La descente est rude lorsqu’il se voit accueilli dans sa cuisine l’air de rien par sa défunte épouse. Ambiance poisseuse dans cette BD qui tient de la série Z et ravira les amateurs du genre.

Librairie Les Lisières (Roubaix et Croix, 59)

Les Lisières, c’est le genre de librairie où vous vous sentez tout de suite bien, et où vous avez envie de tout acheter. Une librairie généraliste de caractère qui met en valeur des thèmes qui tiennent à cœur les libraires, des sujets défendus au quotidien comme le zéro déchet. C’est aussi un lieu de proximité, un commerce de quartier dans toute sa splendeur, fortement impliqué dans le tissu local. Une librairie comme à la maison, avec un chat qui passe une tête et des conseils aux petits oignons. Une librairie souriante avec des libraires qui ont à cœur de partager leurs pépites, un lieu incontournable !

Les vivants au prix des morts – René Frégni (Gallimard)

Passer du calme de l’arrière-pays provençal au grand banditisme marseillais… c’est ce qui arrive à René, écrivain tranquille qui aime se perdre dans la contemplation des belles choses, lorsqu’il accepte de filer un coup de main à une vieille connaissance, tout juste évadée de prison. Des vivants au prix des morts, c’est une carte postale qui part en vrille, c’est la noirceur derrière le chant des cigales, la description du basculement.