Un funambule sur le sable – de Gilles Marchand (Aux Forges de Vulcain) #MRL17

Stradi est né avec un violon dans la tête. Panique à bord, inquiétude, incompréhension et au fil du temps de nouvelles sensations, de l’humour et forcément beaucoup de musique. Un beau roman sur la différence, avec un univers décalé et pourtant profondément ancré dans le réel permettant de soulever de nombreuses questions et d’honorer le pouvoir de l’imagination et de la musique. A découvrir et à offrir.

Accidents – de Olivier Bordaçarre

Encore un grand moment avec Olivier Bordaçarre, une sacrée belle claque même, frémissante et galvanisante, avec l’histoire de ce couple tout neuf, cette rencontre qui de façon inattendue soulève des secrets qui n’arrivent plus à rester sous le tapis. Avec une grande justesse, l’auteur décrit la rivalité et les jeux de miroirs, en poussant ses personnages dans leurs retranchements, jusqu’à l’implosion si nécessaire.

Bob & Marley – Une partie de pêche entre amis

Je n’avais pas encore pris le temps de parler ici des drôlement sympathiques histoires de Bob & Marley, les aventures de deux oursons, qui à chaque fois sont prétexte à aborder de petites leçons de vie. Ici ils observent les papillons et s’interrogent sur le sens du mot amitié, ce qu’il recouvre et se lancent dans un genre de chasse au partage… C’est drôle, malicieux, tendre, et plein de toutes ces petites choses qui font d’un album un excellent moment.

Les vieux fourneaux – Lupano et Cauuet

Paraît-il que c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures compotes. C’est ce que l’on dit en tout cas. Lupano et Cauuet en ont pris de la graine et ils ont tenté le coup : Raconter la société à travers les aventures de trois septuagénaires. Souvenirs, vieilles querelles, revendications, amours passés… Une série poilante et délassante à faire tourner.

Le verger de marbre – Alex Taylor

Dans un coin paumé du Kentucky, le genre d’endroit où l’on en sort difficilement, où l’on se situe par son nom de famille et où l’on exerce le même métier de père en fils, le quotidien de Beam bascule en une nuit. Un roman qui a tout d’une chasse à l’homme et qui à la fois est tout l’inverse. Un polar rural noir brillant, tendu, tragique. Un premier roman très prometteur, et l’un des polars les plus intéressants du moment.

Les deux grenouilles à grande bouche

Un album très très drôle, avec de la randonnée qui happe et brasse, des comptines à chanter à tue-tête, de la tension, de l’énervement, des crises de rires qui donnent des crampes au bide, la mer, le bateau de Noé, des animaux qui en ont ras-le-bol, qui espèrent, soupirent, s’impatientent, et un final aux allures de conte des origines qui nous dévoile enfin pourquoi les crocodiles pleurent pour un rien. A ne pas manquer !

Louis 1er, roi des moutons

Un jour de grand vent, Louis le mouton trouve une couronne et s’autoproclame Louis 1er, roi des moutons. Et un roi, ça se doit de posséder un sceptre pour gouverner, un trône pour rendre la justice, un lit de roi pour que le monde assiste à son coucher, et puis il faut inviter des artistes, des ambassadeurs, mettre de l’ordre dans son royaume… Bref, le pouvoir, ça donne des ailes, notre mouton a l’imaginaire qui s’envole et il prend sacrément le melon… jusqu’à ce qu’un autre coup de vent change la donne.

Il reste la poussière, de Sandrine Collette

Pour son quatrième roman, Sandrine Collette est époustouflante dans un huis clos en pleine cambrousse de Patagonie. Un roman familial noir, intense et qui assèche la gorge. Le roman s’ouvre sur une scène terrible, où nous rencontrons Rafael, le plus jeune des quatre garçons de « la mère », alors âgé de 4 ans, poursuivi comme chaque jour par ses grands frères, qui lancent des paris, à qui le choppera au passage du haut de son cheval, pour l’emmener valdinguer dans la poussière. Progressivement, nous intégrons « l’estancia », la ferme familiale, située en plein vent au cœur de la steppe.

Bigoudi

Dans la jungle new-yorkaise, Bigoudi est une sacrée petite mamie. Elle est connue comme le loup blanc dans son quartier avec son brushing vaporeux, son écharpe panthère, sa bonne humeur et Alphonse, son fidèle bouledogue. Mais un matin, Alphonse ne se réveille pas. Bigoudi est inconsolable et décide de s’enfermer à double-tour dans son appartement du 156è étage. Heureusement que l’on peut toujours compter sur le persil pour se faufiler là où il redonnera le sourire. Un magnifique album sur le travail de deuil, rempli d’humour et de tendresse. A ne pas louper !