15 titres de la rentrée littéraire à garder à l’oeil

Nous sommes déjà mi-octobre mais la rentrée littéraire n’est pas encore terminée puisque quelques titres viennent à peine de paraître, et sur 581 titres, tous ne sont pas encore prêts d’être lus d’ailleurs. De votre côté, vous avez sans doute déjà cédé à quelques tentations, découvert des pépites ou rencontré des déceptions. Vous cherchez peut-être maintenant à renouveler votre stock et il est donc plus que jamais le moment d’appâter vos sens avec une sélection de titres à ne pas laisser passer entre les mailles du filet.

Le dimanche des mères – de Graham Swift (Gallimard)

La campagne anglaise des années 20 avec ce dimanche des mères, congé annuel durant lequel les domestiques rejoignent leur famille. Cette journée de 1924 se dessinera autrement pour Jane, au point de représenter un véritable tournant dans sa vie, de manière à la fois sensuelle et tragique. Un roman qui devrait ravir les amateurs de littérature anglaise tendance historique romantique.

Dans la forêt – de Jean Hegland (Gallmeister)

Le monde est en suspens. Plus d’essence ni d’électricité. La maladie qui s’insinue, laissant sur le carreau pas mal de morts. Deux sœurs se retrouvent dans la maison familiale, presque coupées du monde, en lisière de forêt. A la croisée du récit initiatique, du nature writing et de la fable écologique, un roman troublant qui fait sens, à méditer et à partager.

Sukkwan island – de David Vann (Gallmeister)

Un père et son fils de 13 ans partent s’installer en pleine nature, à Sukkwan island, une île planquée en Alaska, avec ses paysages à couper le souffle, et la nature hostile pas toujours facile à manœuvrer. Et s’imaginer être plus fort que le silence assourdissant et la solitude extrême peut conduire au drame. Un roman très noir, bouleversant, dérangeant, et un auteur précieux à garder à l’œil. A découvrir également l’adaptation graphique.

Hound Dog a fait un rêve / Marc Villard

La collection Récits d’objets met en valeur les collections du Musée des Confluences de Lyon en invitant des auteurs à écrire une fiction à partir d’une pièce choisie. Marc Villard s’est emparé d’un sac chamanique des indiens Ojibwa du 19ème siècle et nous offre un très beau texte à la teneur ethnographique.

La fête sauvage – de Annie Mignard

Un enfant de 5 ans court la campagne, saute tant qu’il peut comme on joue à cet âge et tombe dans un trou, un mince entrefilet dans la caillasse qui semble l’avoir aspiré d’un coup, une dégringolade de vingt mètres en une respiration, pfuit disparu. Annie Mignard s’inspire de l’accident de Vermicino survenu en Italie en 1981 et livre un texte étrange, spectaculaire et bestial, dans son humanité, dans son traitement, dans sa poésie.