La terre des fils – Gipi (Futuropolis)

Le monde d’après. Après quoi, on ne sait pas trop. Toujours est-il qu’un homme tente de protéger tant bien que mal ses fils du passé, de l’avenir, du monde extérieur, de ce qui pourrait les attendre ou les atteindre, d’eux-mêmes peut-être aussi. Gipi frappe fort tout en disant peu et dépeint une parfaite allégorie de ce vers quoi nous tendons. Renversant !

Dans le noir – de Daria Bogdanska (Rackham) #WomenDoBD

Le bibliothécaire et booktubeur Nick Carraway vous propose une BD de haute lutte, ou l’histoire d’une jeune illustratrice polonaise tout juste débarquée en Pologne et rapidement confrontée au travail au noir et son esclavagisme moderne. L’histoire d’une jeune fille à la force mentale impressionnante, et une invitée de choix dans le festival Littérature, Puissance, etc, du 12 au 15 octobre 2018 sur la métropole lilloise.

Quelques jours à vivre (Delcourt)

Immersion dans un service de soins palliatifs. Xavier Bétaucourt et Olivier Perret ont partagé le quotidien des soignants de l’unité de soins palliatifs de l’hôpital de Roubaix et livrent un documentaire remarquable sur la prise en charge de la fin de vie.

A voté / Isaac Asimov (Le Passager clandestin)

En 1955, Isaac Asimov imaginait une société ayant perdu tout sens commun à force de radinerie démocratique. Une nouvelle on ne peut plus d’actualité dans laquelle l’auteur dressait déjà un portrait stupéfiant et glaçant de la manipulation sondagière, imaginant un monde où la libre pensée serait réduite à néant par un tour de passe-passe démagogique.

Beckomberga : Ode à ma famille – de Sara Stridsberg

Immersion à Beckomberga, hôpital psychiatrique où réside Jim, une vie en marge ponctuée par les nombreuses visites de sa fille. Une écriture très fine, des chapitres courts, comme autant d’allers retours entre passé et présent, qui nous plongent dans l’histoire à la fois difficile, douloureuse et bourrée d’amour et de respect de cette famille hors-norme. Un tour de force pas si évident et très bien rendu par Sara Stridberg. Une belle surprise et un gros coup de cœur.

LAP ! / de Aurélia Aurita

Le lycée autogéré de Paris a 33 ans. Un bel âge pour un lycée hors des clous, qui a pourtant su garder la fougue des premiers instants. Le LAP pour les intimes, 3 lettres qui claquent sous la langue, qui détonent, pour un établissement de caractère. Au LAP, il n’y a pas de proviseur, pas de surveillant, pas de hiérarchie. Juste des élèves, et une poignée d’enseignants, tous sur un pied d’égalité. Les tâches sont réparties, budget, entretien, paperasse. Le maître mot c’est la libre fréquentation. Pas de notes, pas de punitions. Il ne s’agit pourtant pas de s’y pointer la bouche en cœur et les mains dans les poches.