Quel magazine pour un enfant de moins de 5 ans

Le magazine, c’est le petit plus à côté des livres. On feuillette, on zappe, on revient dessus, on note des choses à faire pour plus tard, on les oublie, on revient encore dessus. C’est lié à l’actu, ça répond aux questions du moment, ça distrait. C’est un genre de péché mignon. Là-dessus, tous les âges sont égaux (d’ailleurs ce n’est pas pour rien que les box ont la cote à ce point).  Pour les tout-petits, c’est tout aussi réjouissant. Et s’il y a abonnement, alors là, le must… la joie de recevoir du courrier en sus.

Petit tour d’horizon des magazines  ce que l’on peut trouver en kiosque ou en médiathèque. Qu’y a-t-il sous les blisters des marchands de journaux ? Quelle formule correspondra le plus à votre enfant ?

La plupart de ces magazines proposent aussi des applis. Cliquez sur les titres pour en voir et en savoir plus.

Pour les très-petits, les bébés, les non marcheurs, les rampants et autres mini-portions baveuses

Des revues pas bien épaisses, mais le côté « avoir un magazine comme les grands » est toujours séduisant, et puis si vous l’achetez en kiosque, il y a souvent un jouet… J’ai assez peu de recul là-dessus, nous en avons proposé assez peu à miss Pouët-Pouët, car le contenu n’a jamais vraiment collé à son âge. C’est presque maintenant, à 3 ans, qu’elle redécouvre les Popi, avec des jeux de doigts qu’elle connaît bien maintenant et les micro histoires qu’elle s’amuse à refaire toute seule.

Picoti. Milan. 9 mois – 3 ans. 27 p. 5,95€

Un magazine très basé sur le quotidien, avec 2 à 3 histoires de Ferninon, Gulli, Pikou ou autre en fonction du numéro, un petit documentaire en photo ou une comptine illustrée, un tableau central avec volets et silhouettes à découper, une histoire à manipuler. Assez peu d’imaginaire, le magazine accompagne l’enfant dans les gestes routiniers ou saisonniers (ranger ses jouets, aller au lit, le sac de plage, aller sur le pot, préparer le sac de plage, jardiner…).

Popi. Bayard. 1-3 ans. 19 p. 5,95€

Le magazine s’ouvre sur la fameuse histoire de Popi en photo. On y trouve aussi le non moins célèbre Petit ours brun qui a pris un petit coup de vieux mais qui plaît toujours visiblement, avec ici une histoire à deux voix (dessins à la place des mots). A parcourir également un jeu d’imagier, une petite histoire (très courte), une grande image à observer, une histoire en vignettes de Cocotte et le loup en quatrième de couverture pour initier aux premières BD. Les pages ont des onglets pour faciliter la préhension des plus petits, parfois une image à découper, un jeu de doigts en image, variable selon les numéros. Pour les parents, un cahier détachable avec un conseil pédagogique, des idées lecture…

Un classique des revues pour tout-petits, efficace en bien des points mais à reproposer régulièrement. Pas toujours évident de tomber juste en fonction des âges. De notre côté, les histoires ont très vite été trop courtes. Finalement, elle les redécouvre aujourd’hui en se faisant son film toute seule.

Papoum. Fleurus. 1-3 ans. 23 p. 5,90€

Plusieurs petites histoires dont une de Juju, une aventure de Petit Chat Bleu, une histoire à deux voix (avec des dessins qui remplacent certains mots) et un petit héros (Mimi, Trotro ou Emilie en fonction des numéros). On trouve aussi des jeux d’observation avec notamment un « cherche et trouve », un petit documentaire (sur les tâches des animaux par exemple), une petite activité (souvent un jeu de flap à détacher), un jeu de doigts, une comptine en photo… Un cahier parent propose quelques idées d’activités.

Le sommaire change un peu d’un numéro à l’autre, ce qui est pas mal pour diversifier. Le menu est   varié mais la revue est finalement assez peu épaisse… Les illustrations sont soit très traditionnelles (voire une peu kitshouilles) soit se veulent très modernes avec des illustrations type 3D, dommage que l’éditeur n’explore pas d’autres horizons. Ceci dit, c’est très « mignon » mais ça fonctionne.

Kolala. Milan. 1-4 ans. 19 p. 5€

Pour ceux qui préfèrent les animaux, Kolala est tout trouvé avec ce magazine tout en photo ou presque. Chaque numéro aborde un animal sous toutes les coutures avec un album photo, un portrait, un imagier thématique, une petite histoire, un jeu et quelques idées lecture. Agréable à parcourir, peut-être un peu light pour les 3-4 ans.

Pour les tout-petits déjà plus grands, les qui courent, qui commencent à aimer les histoires

 

Tralalire. Bayard. 2-5 ans. 50p. 5,95€

L’une des revues qui nous a le plus rapidement convenu puisqu’elle propose des histoires tout à fait adaptés à des enfants de 2 ans qui ont l’habitude des histoires un peu plus longues. Deux trois histoires assez longues, et deux trois histoires courtes sous forme de vignettes. Les personnages Cacahouète, Pouët-Pouët et Patatras introduisent et concluent chaque numéros. Des histoires de qualité bien que le contenu soit assez inégal d’un numéro à l’autre. Certaines histoires sont ensuite compilées dans des hors-séries, ou publiées sous forme d’albums (pages souples plastifiées très pratiques pour les petites mains baladeuses et maladroites) chez Bayard, dans la collection Les belles histoires des tout-petits. Mention spéciale pour les illustrations variées qui donnent à voir plusieurs techniques et de multiples univers.

Histoires pour les petits. Milan. 2-6 ans. 48 p. 5,95€

Un peu comme Tralalire, le crédo du magazine c’est le racontage. Trois grandes histoires qui conviendront à des enfants de 2 ans attentifs, sinon un peu plus tard, vers 3-4 ans selon les profils. Quelques jeux d’observation, idées lectures. Le CD joint raconte les 3 histoires, avec le son des pages qui tournent bien audible (plus discret que la clochette) qui permet à l’enfant de suivre la lecture. Les lecteurs lisent de façon un peu bisounours mais ça reste agréable, simple et posé. Sympa pour l’autonomie de l’enfant, l’occuper sans mettre la télé, pour la voiture.

Abricot. 3-5 ans. Fleurus. 35 p. 4,90€

Des histoires (sous forme de grande histoire ou de vignettes), en fonction des numéros, une activité, des jeux d’observation, des devinettes, des mini-documentaires, une histoire à deux voix (dessins qui remplacent le texte). On retrouve notamment le personnage de Juliette qui existe aussi sous forme d’album, et Petit-Panda à chaque numéro. Un dossier parents avec un sujet phare (temps qui passe, colères, goût, éveil musical, ateliers Montessori, etc), des conseils pédagogiques et idées lectures. Se présente comme le magazine des années maternelle et dans ce sens propose des histoires souvent liées au quotidien de l’enfant. Les illustrations sont assez traditionnelles (pas d’erreur, nous sommes bien chez Fleurus).

Pour les petits presque grands

Pomme d’api. Bayard. 3-7 ans. 40 p. 5,95€

Bon équilibre entre les histoires et les jeux pour ceux qui aiment bien ça. Une grande histoire, une plus petite et quelques-unes très courtes, à vignettes ou sous forme de première BD. On retrouve notamment des petits héros cultes comme Petit ours brun, SamSam. Les illustrations sont variées avec des procédés divers, de la photo, du mini-doc ou question civique, des histoires à morale philosophique, une pause yoga. Un jeu à détacher et construire. Cahier parents détachable avec un petit dossier saisonnier ou pédagogique, des idées loisirs et lectures. Un classique des revues pour petits et on comprends pourquoi. 

Toupie. Milan. 3-6 ans. 35 p. 5,95€

Là-encore on vante les années maternelle avec des rubriques bien ciblées, des histoires, quelques jeux, une comptine, un petit documentaire, un imagier à compléter avec les autocollants. On retrouve notamment les personnages d’albums Flocon et Tiloulou. La planche d’autocollants fait toujours plaisir aux petits. Il y a un juste équilibre entre le saisonnier, le quotidien de l’enfant et l’imaginaire, dans le choix des histoires où l’on trouve parfois même du conte.

Toupie chansons. Milan. 3-7 ans. 35 p. 5,95€

A chaque numéro un thème décliné en 12 chansons, rondes ou comptines. Chaque double page reprend les paroles avec les partitions et un coloriage. Chaque numéro explore aussi un type d’instrument, avec petit doc explicatif bien fait et invitation à reconnaître les sons dans les chansons. Une page parents souvent intéressante et une sélection à écouter bienvenue. Avec le CD. Dans mon souvenir, la musique est au synthé, un peu dommage, mais je pinaille.  

Les belles histoires. Bayard. 4-7 ans. 40 p. 6,40€

Comme son nom l’indique, priorité est mise sur les histoires, avec une grande, une petite, une sans parole et deux trois petites choses en plus comme des jeux, activités ou recettes. Les histoires proposées sont de qualité, souvent animalières, bienveillantes, de celles que l’on peut trouver aussi en album. Un classique des revues pour enfants toujours bienvenu. 

Mille et une histoires. Fleurus. 3-8 ans.50 p. 5,50€

Des histoires assez traditionnelles. Chaque numéro évoque un thème autour duquel s’articuleront les histoires. 4 histoires, une petite BD, une chanson ou une poésie, quelques jeux dont un cherche et trouve, un petit doc sur une oeuvre d’art et un reportage à destination des enfants de 7-8 ans ou des adultes.

Assez peu d’audace dans les histoires, beaucoup de classiques et des illustrations assez traditionnelles. On reconnaît bien la touche Fleurus, un peu vieille France. Ceci dit, c’est toujours sympa à lire. Pour les histoires longues, le texte est ramassé, avec de larges interlignes et peu de fioritures, permettant aux lecteurs débutants de lire seuls assez facilement. Le petit musée est bien pensé et donne une ouverture originale. Les histoires peuvent être écoutées sur internet.

Wakou. Milan. 4-8 ans. 36 p. 5,95€

Pour les enfants qui sont moins branchés histoires, ceux qui aiment apprendre, comprendre, ceux qui adorent la nature. Du documentaire sous toutes les formes avec une histoire en photos, un focus vétérinaire sur un animal, un grand dossier, des infos insolites, des questions-réponses, une rubrique sur le corps, une autre sur un aspect naturel du monde (coquillages, fruits…). Et puis quand même une histoire, quelques BD, des jeux, bricolages, activités, des fiches à collectionner et un poster.

Pour ceux qui veulent parler anglais

Story Box. Bayard. 50 p.

Un mélange des Belles histoires et de Pomme d’api en anglais. Une grande histoire et quelques autres plus courtes, les petits héros Petit ours brun, Samsam et Polo, un petit documentaire et des jeux. Un magazine complet qui s’adresse aux enfants de 3 à 6 ans, à adapter en fonction de l’habitude de l’enfant avec la langue anglaise. Ça peut aussi être une bonne entrée en matière pour un enfant plus grand qui s’y met tout juste. Le CD permet de se familiariser avec la langue.
Je ne suis pas certaine que ce magazine soit disponible en kiosque, mais il existe des formules d’abonnements pour la France. Et votre médiathèque les propose peut-être…

Et vous, qu’en dites-vous ? Quelles sont vos recommandations ?

La presse jeunesse peut sembler un peu chère par-rapport à celle des adultes, si l’on compare le nombre de pages par-exemple, mais il y a généralement peu voire pas de publicité, ce qui est quand même à souligner. Je vous ai épargné les revues liées aux dessins animés, celles qui privilégies les activités manuelles et autocollants (peut-être dans un prochain post). Il en manque cependant peut-être (sûrement). N’hésitez pas si vous trouvez qu’il en manque une incontournable…

Et c’est aussi notre Chut, les enfants lisent de la semaine…

 

 

 

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9 commentaires sur “Quel magazine pour un enfant de moins de 5 ans

  1. Chez moi les mouflettes ne jurent que par bayard presse, Pomme d’api pour la cadette et astrapi pour l’ainée (qui a testé aussi « j’aime lire » mais à trouvé qu’il n’y avait pas assez de jeux et de bricolages dedans)
    Moi j’aime bien qu’elles aient leurs abonnements mais je n’aime pas les lire à vois haute à vrai dire (alors que je peux leur lire des albums pendant des heures).
    Sinon, je n’ai pas encore testé mais on m’a dit le plus grand bien de « olalar » (éditions faton) et j’ai bien aimé les quelques exemplaires de Baika que je leur ai acheté (mais elles ont poins accroché)

    1. En fait les lire à voix haute s’est posée naturellement puisque nous sommes vraiment mis aux magazines l’été dernier, lorsque nous étions en panne de lecture et marre de lire les mêmes albums 50 fois de suite et pas de librairie alentours… Et depuis, c’est vrai qu’on les lit, pas toujours, elle les feuillette seule aussi, mais quand on les a déjà lus plutôt. Du coup, je suis assez pinailleuse. Nous pensons aussi à un abonnement, Pomme d’api en prem’s 😉
      Olalar je pensais que c’était pour les plus grands mais en fait je vois que ça rentre aussi dans la tranche des moins de 5 ans donc je vais le rajouter 🙂
      Baika, c’est pour les plus grands, pour une prochaine fois donc. Pour les plus grands aussi, Georges est sympa aussi.

      1. Oui, je plussoie, Georges est très chouette ! Et il a maintenant un petit frère « Graou » pour les 3-6 ans. Je ne l’ai pas encore feuilleté, mais ce soit être de la même qualité que « Georges ». A vérifier. Avec mon neveu (6 ans) Georges a bien fonctionné.

  2. Georges, j’en ai acheté quelques-un, ça à fait un flop avec mes mouflettes, alors que moi j’ai trouvé ça très chouette. C’est moins ludique. Elles adorent fabriquer des trucs et des machins (qui ensuite trainent partout chez moi) et pour ça, astrapi et pomme d’api c’est nickel.

  3. Mon fils avait une nette préférence pour Tralalire, et je dois dire que moi aussi j’aimais beaucoup les histoires. Ca lui a bien plu jusqu’à ses 4 ans, mais c’est vrai qu’il n’y a pas de bricolages à faire, ça peu refroidir certains enfants…

    1. Nous aussi on aime bien Tralalire, mais jusqu’à présent, elle s’en fichait un peu des bricolages, enfin ceux des magazines en tout cas puisqu’on en faisait pas mal à côté. Mais ça commence à changer et Pomme d’api fait de plus en plus son petit effet.

  4. On a commencé avec Popi qui a beaucoup plu justement pour les histoires courtes permettant de les regarder de nouveau seul. Perso, Ours brun ne me plait pas non plus car il n’y a pas de chute-fin à l’histoire. Le petit montage était très apprécié. Je le recommande vivement pour les très petits.
    Ensuite, les enfants ont super adhéré à Histoires pour les petits surtout pour le cd. Pas obligé de lire pour l’un et possibilité pour la seconde qui aime vraiment lire. On les mettait aussi pour les trajets en voiture. Au final, les cd sont toujours dans la voiture et à 9 et 12 (!) ans, ils les réclament encore de temps en temps ! Donc je valide aussi.
    Par contre, Pomme d’api, n’a pas du tout suscité l’enthousiasme escompté. Je mets ça sur le dos que ça me faisait surtout plaisir à moi car j’avais adoré enfant (beaucoup moins de choix aussi à l’époque) et du coup ils m’ont vu venir…. et ont rejeté…

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