Warbreaker de Brandon Sanderson

Vivenna, princesse d’Idris, a été préparée toute sa vie à devenir l’épouse du Dieu-Roi d’Hallendren, créature tant redouté. Siri, quatrième de la fratrie, brille par son insouciance et son caractère rebelle : en raison de son rang de naissance, on ne lui a attribué aucune fonction, qu’elle soit politique ou religieuse.
Le moment d’envoyer Vivenna aux mains de l’ennemi est proche bien que son mariage ne puisse pas empêcher une guerre inévitable avec Hallendren. Mais le Roi d’Idris, incapable de sacrifier son aînée si parfaite, envoie à la place sa plus jeune fille, Siri : ces deux jeunes femmes voient alors leur vie bouleversée.
Vivenna décide alors de rejoindre sa soeur à T’Télir, la capitale d’Hallendren.

Point de départ de l’intrigue, le lecteur aura l’occasion de découvrir un monde très riche dont les bases historiques, politiques, et culturelles sont très solides : tout au long du roman, des indices, des récits, nous font entrevoir pourquoi les états d’Idris et d’Hallendren sont sur le point de se faire la guerre. Tous les points de vue sont embrassés : pas de manichéisme ici mais une vision globale de la situation.
Les cultures d’Idris et d’Hallendren s’opposent sur de nombreux points et notamment sur la questions des Souffles : Brandon Sanderson a (une nouvelle fois!) mis au point un système de magie très original basé sur ces Souffles et sur la couleur (système que je ne détaillerai pas, avis aux curieux!!). Une hiérarchie existe entre les humains : des Ternes, qui ont vendu leur unique Souffle, aux Dieux, simples humains rappelés après leur mort (héroïque) qui gouvernent Hallendren sous l’autorité de leur Dieu-roi, être mort-né, rappelé peu après sa naissance.
Warbreaker brille enfin par la qualité de ses personnages. Vivenna et Siri vont connaître une évolution remarquable entre le début et la fin de l’histoire sans qu’il n’y ait de fausse note : leur évolution découle immédiatement de leurs expériences. Le mystère auréole d’autres personnages: Vasher, et son épée animée Saignenuit, Denth, mercenaire au passé trouble ; ces ombres vont créer un suspense et une tension au cours de l’intrigue. Chanteflamme est quant à lui une vraie réussite : Dieu qui ne croit pas en son propre culte, qui essaie de ruiner la foi que son grand prêtre a en lui, et qui se pose beaucoup (trop) de questions. Il apporte une touche humoristique au roman mais son rôle ne saurait se limiter à cela…

Retournements de situations, rebondissements, révélations, le scénario est enlevé ! La lecture est d’autant plus agréable que l’on retrouve le style efficace de Brandon Sanderson .
Un seul petit bémol : le dénouement m’a paru un peu trop rapide par rapport au développement de l’intrigue.
Il s’agit d’un one shot ! Mais il faut bien le dire : Brandon Sanderson ménage une fin ouverte et il a la matière pour concevoir une suite ! Un retour dans cet univers est probable, un jour* !

* L’auteur est actuellement en cours d’écriture d’un nouveau cycle de 2 fois 5 volumes ! le premier tome paraîtra à l’automne 2013.

 

 

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