Question de timing – rédiger un article sans s’y perdre

Cette semaine, pour les CoulissesDuBlog, nous parlons d’écriture et du temps qu’il faut pour pondre un article. La question n’est pas si simple. Pas évident de quantifier quelque chose que vous faites en plusieurs fois, sans temps spécifiquement délimité. Mais voici quelques éléments qui vous donneront une idée de comment Ça sent le book grandit de jour en jour, et du temps que la bête à cornes demande pour s’épanouir.

Attention, article fleuve !…

Rédiger un article en 10 points

  • Trouver l’idée
  • Rédiger l’article
  • Éventuellement faire des recherches (pour les sélections par exemple)
  • Le relire
  • Bosser la mise en page
  • Choisir un titre
  • Trouver les illustrations
  • Transcrire les citations
  • Rédiger un extrait / résumé pour la page d’accueil et la newsletter
  • Remplir quelques critères pour le référencement (mots-clé, balises)

Rédiger, entre exigence et procrastination

L’essentiel de mes articles sont des chroniques de livres. L’idée, je n’ai donc pas à la chercher très longtemps. Et comme je ne chronique pas tout ce qui me passe entre les mains, je suis loin d’être en manque d’idée. Lorsqu’il s’agit d’une sélection ou d’un billet sur un sujet plus large, l’idée surgit spontanément et peut ensuite mettre du temps à murir.

En ce qui concerne la rédaction, autant dire que je procrastine pas mal. J’en passe des heures à réfléchir à mes articles, à gober les mouches en imaginant la tournure que prendra une chronique. Mais cette phase là travaille en tâche de fond et s’ajoute au quotidien (ou comment une idée peut jaillir d’un changement de couche ou d’un bocal de haricots…), le principe du mille-feuilles en quelque sorte…

Concrètement, je commence à jeter quelques phrases, de quoi parle le bouquin en question, les noms des personnages, mes premiers ressentis. Ensuite j’ordonne, je construit mes phrases, j’ajoute du contenu, j’en fais un texte lisible, je peaufine. Je suis assez exigeante avec moi-même. Je n’écris certes pas de manière professorale, mais je m’efforce à ce que la chronique d’un livre soit au plus proche de ce que j’en pense. Il ne s’agit pas pour moi de pondre un simple pitch. Je cherche à transmettre l’ambiance du bouquin, l’expérience vécue, les traces qu’il laisse (ou pas). J’aime les tournures imagées, les métaphores, les jeux de langage, qui reflètent pas mal mon état d’esprit. Mes articles en disent finalement beaucoup plus que si je postais une photo de moi.

Question pur timing, les bons jours, en 20-30 mn, c’est cuit. Plus souvent, ça prend plusieurs jours. Je ne suis pas très ordonnée et je travaille de façon morcelée, ça n’aide sans doute pas. Je commence plusieurs articles à la fois, ensuite je fixe les priorités (les délais pour les rendez-vous ou les partenariats par exemple). Certaines chroniques commencées ne seront jamais terminées, par manque de temps et d’inspiration. Certaines sont faites dans la journée, d’autres dans la semaine, dans le mois, voire dans l’année (pour les sélections).

Les chroniques jeunesse sont souvent beaucoup plus rapides à rédiger. Mes billets sont souvent plus courts, je vais directement dans le vif du sujet, et quelques images en disent souvent plus long qu’un grand discours. Les romans sont plus longs à digérer et les chroniques plus fournies. Et je m’aperçois qu’avec le temps, j’écris de plus en plus, les mots appellent les mots, et forcément, ça occupe plus de temps. Il y a aussi les articles écrits très rapidement, mais qui ne me satisfont pas totalement et attendent le sursaut qui les rendront publiables. Une phrase d’ébauche ou de fin, un titre même, peut occuper mes pensées pendant des jours jusqu’à ce qu’il trouve grâce à mes yeux.

La mise en page et la relecture sont des étapes relativement rapides puisque je les intègre en partie à la rédaction. Seules les sélections avec tableaux ou montages d’images peuvent prendre un peu de temps, et encore, une fois que je suis lancée, c’est du pilotage automatique…

La rédaction de l’extrait me prend de moins en moins de temps, mais c’est un exercice intéressant de donner en deux lignes l’envie de lire la suite de l’article. Pour ma part, je pioche dans l’article 2 ou 3 morceaux de phrases que j’aime bien ou assez révélateurs de ce qui va suivre. Si l’inspiration est au rendez-vous, je rédige quelque chose de spécifique mais l’étape ne doit pas me prendre plus de 5 mn.

La question des images est souvent très vite réglée puisque j’utilise la couverture du livre. J’ajoute parfois des photos de l’intérieur, notamment si je n’en trouve pas de satisfaisantes sur les sites des éditeurs ou des auteurs. En revanche, les illustrations pour ce type d’article, pour les sélections ou les sujets libres peuvent me prendre pas mal de temps. Voir l’article à ce sujet.

Le temps élastique

Bon, vu comme ça, vous allez croire que mises bout à bout les heures de rédaction, je mets 54 heures pour rédiger un article… De façon objective et retrospective, je dirais entre 30 mn et 2 heures en moyenne, parfois plus, rarement. On pourrait aussi  évoquer le temps effectif et le temps ressenti, un peu comme la météo. Certains bouquins ne se laissent pas chroniquer facilement mais je suis tenue par un partenariat alors je dois jouer le jeu. Une fois lancée, sa rédaction prend parfois seulement 1/2 heure. Et pourtant, j’ai l’impression d’avoir mis 2 mois à l’écrire !

Vous avez tenu jusque là ? Et vous, qu’attendez-vous d’un billet de blog ? Et si vous écrivez, quel genre de rédacteur êtes-vous ?

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« Cet article fait partie de l’événement interblogueurs #CoulissesDuBlog créé par Mia, du blog Trucs de Blogueuse. Chaque semaine, je publie un article où je vous donne les dessous de mon blog.

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