Une faim de loup, un point c’est tout.

Un album très graphique, un loup, une histoire efficace, vous n’auriez pas une petite faim, vous ?

Ce loup a les crocs, ce n’est rien de le dire. Du coup, il dévore tout sur son passage, à coup de dents et d’onomatopées qui nous laissent imaginer le mélange de sa gourmandise dans son estomac.

Cet album joue sur plein de tableaux. Le graphisme d’abord, noir et blanc percutant, crayonné gribouillé affuté, et des personnages stylisés à la manière de ceux que l’on peut faire avec nos empreintes. Les onomatopées qui fonctionnent toujours, qui jouent l’empilement et la répétition, plaquées ici pour laisser l’imaginaire faire son chemin pendant que le loup festoie tranquillement. La narration joue sur les contraires et l’accumulation, et ça fonctionne à tous les coups.

Et puis ce loup, qui a encore et toujours faim, rappelle dans ces redites la fameuse chenille qui fait des trous et qui mange encore et toujours jusqu’à presque exploser. Notre loup ne connaîtra pas le même final, ça lui apprendra à manger tout ce qu’il trouve sur son passage.

Et enfin ce thème de la dévoration, qui intrigue, impressionne et plait tant aux petits !

Un album très minimaliste, très efficace, très bien vu.

En plus, les éditeurs ont pensé à tout avec des ateliers en ligne franchement sympas pour prolonger la lecture.

Dès 2-3 ans jusqu’à 4-5 ans voire plus

Une faim de loup, un point c’est tout. / de Silvia Borando et Chiara Vignocchi. Editions Little Urban, 2016
(Challenge Je lis aussi des albums #13)

Dans la bibliothèque de la ‘tiote, 2 ans 1/2
Un album qu’elle a choisit elle-même à la bibliothèque et que l’on a lu, relu et re-relu, c’est dire s’il lui a plu…

 

Et c’est aussi notre Chut, les enfants lisent de la semaine…

4 commentaires sur “Une faim de loup, un point c’est tout.

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