Question de taille : la longueur des articles

Cette semaine, pour les #CoulissesDuBlog, nous sortons notre mètre pour parler d’un sujet de taille, à savoir la longueur des articles, entre enfilade de mots, phrases courtes et blablas qui se posent là.

Question de goût

Les deux positions se défendent. On peut préférer faire court pour rester efficace, ou plus long pour développer davantage. Faire court pour laisser le lecteur faire son idée, ou long pour l’inviter plus amplement dans l’univers du sujet que l’on aborde.

Un texte trop court peut être frustrant, un texte trop long intimidant.

Ecrire court, c’est faire des choix que l’on a pas forcément envie de faire. A l’inverse, écrire long c’est s’engager dans une réflexion plus longue, plus construite, ce que l’on a pas forcément envie de faire non plus. En dire long peut convaincre. Trop en dire peut gâcher. Le feeling est bon guide mais pas forcément de bons conseils. A chacun d’adapter sa pesée.

En dire long

Pour ma part, j’écris de plus en plus, de plus en plus long, et plus j’écris, plus je fais long.
Au tout début, je jetais quelques mots dans des carnets, des impressions à vif (et la fin des bouquins comme pense-bête puisque je les oublie systématiquement !…) puis quand j’en suis venue aux chroniques de romans, j’avoisinais la dizaine de lignes. Mon résumé était très succin, mon avis presque insoupçonné. Et puis j’ai reçu mon premier service presse. Le deal était d’écrire une chronique de 300 mots. C’était un album de quelques pages, ça m’a donné du fil à retordre et j’ai aimé ça. 300 mots ça paraît beaucoup et au final…

Et s’arranger pour que ce soit digeste

Je sais que j’écris long. Pas des textes interminables mais je me situe dans une moyenne bien mûre. Tout dépend pour qui bien sûr, j’écris trop long que l’on ait envie de me lire sur son téléphone, en revanche ça peut être pratique dans le train ou aux toilettes.

Alors j’essaie d’aérer la présentation, d’être fluide, de mettre du style, des citations. La mise en forme compte beaucoup. La lecture sur écran fatigue l’oeil et son propriétaire, autant lui donner envie de rester.

Faire court pour appâter

Depuis quelques temps, j’ai mis en place une parade courte. Je fais du court avec du long, c’est le texte que vous lisez avant d’arriver sur l’article, celui que vous trouvez dans la newsletter de la semaine. Ecrire court est un exercice inspirant, pas évident, la concision se mérite. Il faut être accrocheur, en dire suffisamment, garder le détail qui peut-être donnera envie d’en lire plus.

J’aimerais aussi réussir à écrire plus court pour chroniquer davantage, pour les romans dont la chronique m’inspire moins mais qui pourraient vous inspirer vous malgré tout, pour chroniquer du plus gros tirage, des romans qui ont certes moins besoin de publicité mais qui pourraient élargir le champs des idées lecture proposées sur le blog, pour gagner du temps. Mais les mots sont sournois, ils guettent et s’incrustent, et le court est déjà long, il n’y a qu’à voir la taille de ce billet…

Et vous, qu’en pensez-vous, que préférez-vous ? Quel effet vous font les textes longs (ou très courts) ?

« Cet article fait partie de l’événement interblogueurs #CoulissesDuBlog créé par Mia, du blog Trucs de Blogueuse. Chaque semaine, je publie un article où je vous donne les dessous de mon blog.

Pour lire les autres participations, allez sur ce lien : https://www.trucsdeblogueuse.com/

Vous pouvez également participer à cet événement, voici les conditions : http://www.trucsdeblogueuse.com/evenement-coulisses-du-blog-2017 »

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

4 commentaires sur “Question de taille : la longueur des articles

  1. C’est marrant, moi j’ai suivi le processus inverse. Au début mes articles était longs et plus ça va plus ils sont courts. J’ai tendance à m’étaler quand j’écris alors que vais plus facilement vers un article court ( mais pas trop, je suis pas fan des articles avec résumé d’un côté et avis de 4 lignes de l’autre, je préfère quand tout est mélé). Finalement j’aime quand c’est moyennement long et bien aéré et illustré pour tromper l’impression de longueur

    1. J’aimerais bien connaître le même processus que toi et écrire moins… alléger, faire concis… Mais je n’aime pas non plus les avis hyper courts, qu’il s’agisse de bouquin ou autre. Le j’ai aimé, ou pas, sans justification, je ne vois pas bien l’intérêt, le pitch on l’a sur le bouquin, et il n’est d’ailleurs pas forcément représentatif du contenu. J’aime bien avoir les mots du blogueur, ça fait partie d’un tout.

  2. Alors là, ça dépend… Je suis bavarde donc j’aurai tendance à faire du long, mais quand je présente un bouquin, c’est en général pour donner envie de le lire (je suis beaucoup plus bibliothécaire que critique littéraire !!) et donc j’essaie d’en dire juste assez pour donner envie et bien sûr, sans dévoiler l’intrigue !!
    Et en ce qui concerne la lecture d’articles, je préfère pas trop long parce que mes yeux fatiguent sur l’écran d’une part et parce que je passe sur de nombreux blogs et sites d’autre part…

Laisser un commentaire