Toute la difficulté de se trouver un petit nom (ou comment se retrouver avec un blog qui sent la biquette)

L’une des choses les plus croustillantes lorsque l’on monte quelque chose, c’est le nom que l’on choisi de lui donner. Le nom est le premier contact que va avoir le passant avec votre univers, qu’il s’agisse d’un journal, d’un groupe, d’une entreprise ou d’un blog. Un blog est très personnel et à priori non professionnel, on peut donc se faire plaisir, lâcher la bride, laisser courir son imagination jusqu’à trouver celui dont on ne peut se défaire et qui apparaîtra vite comme l’évidence.

Le nom peut donner des pistes sur le contenu ou rester énigmatique, il peut donner des indications sur la personnalité du blogueur, sa situation (familiale, professionnelle, sentimentale), son humour, son humeur aussi parfois, le ton que l’on va y trouver.

Un nom doit rester, on ne peut pas se permettre de s’en lasser, même si le pseudo de l’auteur prend parfois le dessus.

Comment « Ça sent le book » s’est imposé

Lorsque j’ai décidé de franchir le cap de monter un blog de bouquins, le nom m’a posé pas mal de questions. Je voulais quelque chose d’identifiable, de rattachable à la « cause lecture », pas trop gnangnan, pas trop déjà-vu, pas trop lisse, et je ne voulais pas y mettre mon nom. Alors j’ai lancé la machine à brainstormer, j’ai cherché des expressions, proverbes, dictions, contrepèteries, autour du livre, de la lecture, et puis a jailli au détour d’une conversation Ça sent le book. C’était juste la bonne longueur et un peu piquant. Et ça a bien fait marrer ceux et celles qui étaient en première ligne, il n’en fallu pas plus pour me convaincre. Après vérification, ce n’était pas déjà pris, youpi, et pas tellement utilisé, re-youpi. (J’ai plus tard appris l’existence d’une librairie itinérante du même nom dans le sud de la France grâce à un mail reçu au sujet de cette librairie justement. Ça m’a donné envie de voir à quoi elle ressemble, un jour peut-être…).

La cédille m’a posé question, pas forcément très pratique pour le web, mais ça n’a pas suffit à me le faire abandonner et je ne le regrette pas. Alors parfois, je me lasse bien sûr, l’attrait de la nouveauté peut-être tentant, et je peux regretter aussi de n’avoir pas gardé le mot « bouc » tel quel. Mais je ne l’avais sans doute même pas envisagé en 2010, alors tant pis, et tant mieux aussi, c’est finalement sans doute plus compréhensible par le lecteur de passage. « Ça sent le bouc » aurait pu présager un autre cheminement, d’autres sujets abordés, j’aurais pu développer des partenariats avec le milieu agricole, des marques de parfum ou l’inventeur de chaussettes nouvelle génération qui ne se lavent pas, les possibilités sont nombreuses 😉

Et vous, ça vous parle comment un nom ? Vous y attachez de l’importance ou ça n’est qu’un moyen d’identifier où vous vous trouvez ?

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« Cet article fait partie de l’événement interblogueurs #CoulissesDuBlog créé par Mia, du blog Trucs de Blogueuse. Chaque semaine, je publie un article où je vous donne les dessous de mon blog.

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3 commentaires sur “Toute la difficulté de se trouver un petit nom (ou comment se retrouver avec un blog qui sent la biquette)

  1. C’est super de savoir ! Et tu as eu raison de mettre la cédille : la majuscule est une lettre comme les autres qui garde son accent ou sa cédille 😉 Bonne continuation et bon weekend 🙂

  2. Tu as bien choisi, j’adore ce nom – et le logo qui va avec:-) C’est drôle, original et ça évoque un style un peu à contre-courant… Mais je pense quand même que tu as bien fait de ne pas garder « bouc », par souci de clarté et malgré les nombreuses occasions manquées;-)

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