Les fleurs ne saignent pas – de Alexis Ravelo (Mirobole)

Aux Canaries, une bande de gangsters à la petite semaine est sur le point de se lancer sur un gros coup qui devrait leur permettre de se la couler douce pendant un moment. Terminé le vol de machines à sous, cette fois ils vont enlever la fille d’un parrain de la mafia et entamer les négociations. Forcément le plan capote, et les hommes de main qui sont sur l’affaire sont loin d’être commodes.

Alexis Ravelo décrit un coin qu’il connaît bien puisqu’il y vit, gageant pour le coup sur l’envers du décor. Nous sommes radicalement à l’opposé du paradis de la bronzette mais dans un monde de corruption sans vergogne.
Ça se lit bien, c’est vif, entrainant, et l’alternance de points de vue ajoute encore un peu de sel à l’ensemble.

« Sous l’uniforme du policier, c’est l’homme de cinquante ans qui s’interroge, ahuri par cette flambée de violence, et qui voudrait comprendre comment ses semblables peuvent en arriver à se faire tout le mal qu’ils se font. Serrano n’abandonnera pas tant qu’il n’aura pas tiré cette histoire au clair, car il n’est pas convaincu qu’un simple kidnapping ait pu provoquer un massacre de cette envergure. Et encore moins ce kidnapping express à Grande Canarie, grand prix international du plan foireux : au palmarès des crimes imbéciles, leur coup figurerait juste derrière le braquage d’un commissariat ou le hold-up d’une banque du sperme. »

De l’humour et du sang, des personnages hauts en couleur et quelques scènes épiques, nous sommes dans du roman de gangster pur jus, dans l’esprit des films du même genre (je ne vous fais pas de dessin).

Pour les amateurs du genre et ceux qui cherchent un entracte sympa.

Les fleurs ne saignent pas / Alexis Ravelo. Mirobole, 2016

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