49 jours de Fabrice Colin

Floryan meurt et se réveille dans un autre monde. Un Elohim, un être de lumière, se présente à lui et lui offre un choix : le suivre dans le Royaume et perdre sa conscience dans un extase perpétuel ou plonger dans les abîmes insondables du Nihil, sans connaître l’issue de sa chute. Il donne à Floryan 49 jours pour prendre sa décision…

Mode : « je raconte ma vie »

 Vous commencez à connaître mon goût prononcé pour les écrits de Fabrice Colin, plusieurs chroniques en attestent : ici, ici, et , encore .

Mais 2012 fut pour moi une drôle d’année avec cet auteur (on s’entend, avec ses livres bien sûr…). Tout a commencé par Blue Jay Way, son premier thriller. Je suis une novice accomplie en la matière et j’étais contente de découvrir de nouveaux horizons grâce à un auteur que j’apprécie. J’ai retrouvé son talent pour dépeindre des ambiances et plonger le lecteur dans une valse d’interrogations…mais voilà, l’ambiance en question s’est avérée malsaine (voire très malsaine), ce qui collait parfaitement à l’histoire mais pas à ma petite nature sensible : après une nuit de cauchemars, j’ai décidé d’arrêter ma lecture… Bon, je ne suis tout simplement pas faite pour les thrillers, polars, etc…

J’ai ensuite lu  » Personne ne te sauvera  » : histoire d’une jeune fille menacée par un rupture d’anévrisme qui fugue et rencontre à Vegas un acteur jouant au vampire…Le style agréable de Fabrice Colin fait mouche et l’histoire sort des sentiers battus…mais certaines réactions de l’héroïne ne m’ont pas convaincues; je n’ai pas été  » embarquée  » comme de coutume. Explications : 1) soit le développement n’était pas suffisamment conséquent pour le scénario (les contraintes de format en sont-elles à l’origine ?) 2) soit je suis trop vieille pour lire ce genre de livre (il faut bien se faire une raison !).

 Voilà, je suis fin novembre et j’ai « 49 jours » entre les mains.

 Fin du mode « je raconte ma vie ».

La plongée dans l’histoire est instantannée : le grand plongeon même puisque notre héros meurt dès le premier chapitre ! Et bien sûr, « la mort n’est que le commencement »* (de cette histoire en tout cas !)

Le monde que découvre Floryan est fascinant, les trouvailles de l’auteur géniales. Les questions s’accumulent très vite côté lecteur avec pour incidence fâcheuse l’insomnie ! Le scénario est très efficace et le rythme de l’intrigue au bon tempo : ainsi, les scènes d’action sont distillées dans le roman qui laisse également la place aux échanges entre les personnages, au moment d’introspection, etc…

Le récit, au fur et à mesure qu’il se déroule, devient de plus en plus complexe et intense : les enjeux ne cessent d’évoluer, de changer d’échelle et finissent par devenir colossaux. Les surprises et rebondissements sont tels qu’il m’a été impossible de déterminer dans quelle direction l’histoire allait se développer jusqu’au tout dernier chapitre !

Le personnage de Floryan est très intéressant et son évolution sensible. Ses réactions, ses interrogations, ses doutes sont logiques et amènent une grande vraisemblance au récit. Les autres personnages (je vous laisse les découvrir) sonnent très justes également et tiennent tous leur rôle, à un moment ou à un autre de l’intrigue.

 Un seul mot me vient à l’esprit pour désigner cette lecture : géniale ! Un scénario solide, de formidables idées, des personnages attachants et cerise sur le gâteau : l’objet est très beau grâce à la magnifique couverture de Marc Simonetti !

A DEVORER !!!

La dernière guerre, tome 1. 49 jours de Fabrice Colin chez Michel Lafon

Blog de l’auteur :  c’est ici !

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