Le crime, une histoire d’amour – de Arni Thorarinsson

Faites une pause à Reykvavik pour prendre un petit noir bien serré, un court roman qui dépeint un drame familial glaçant et sans échappatoire. Beaucoup d’émotions, de colère, d’amour, de douleur, de gâchis. Un roman pas spécialement renversant mais qui sait être obsédant, qui chamboule finalement, et laisse des traces.

Litchi et Tic-Toc

Une couverture qui joue d’entrée la carte du rétro avec son effet papier peint à rayures et son médaillon doré, un petit côté british tout à fait séduisant, une fillette, un tapir et des pancakes à la banane… Bienvenue dans le monde rafraichissant de Litchi et Tic-Toc avec ce petit roman idéal pour les enfants qui commencent à aimer lire en solo.

Bigoudi

Dans la jungle new-yorkaise, Bigoudi est une sacrée petite mamie. Elle est connue comme le loup blanc dans son quartier avec son brushing vaporeux, son écharpe panthère, sa bonne humeur et Alphonse, son fidèle bouledogue. Mais un matin, Alphonse ne se réveille pas. Bigoudi est inconsolable et décide de s’enfermer à double-tour dans son appartement du 156è étage. Heureusement que l’on peut toujours compter sur le persil pour se faufiler là où il redonnera le sourire. Un magnifique album sur le travail de deuil, rempli d’humour et de tendresse. A ne pas louper !

Koumiko – de Anna Dubosc

Koumiko perd la tête. Une hospitalisation, du tri, des souvenirs qui remontent en même temps que ceux de la mère s’effacent. Anna conserve le quotidien chamboulé, garde trace des images qui remontent, des ressentis. Un grand cri d’amour et un texte retentissant sur la relation mère-fille.

Wonder lover – de Malcolm Knox

John Wonder est la transparence incarnée. Un homme discret qui prend à cœur son métier de Certificateur en chef de faits extraordinaires. Il authentifie pour un genre Guinness des records les données qui lui sont soumises, des plus classiques aux plus illuminées, allant constater in-situ leur véracité. Un métier aux allures d’agent secret pour cet être énigmatique qui peut ainsi aller à son gré aux quatre coins du monde, et s’accomplir pleinement dans les diverses vies de famille qu’il a construites. Excellent roman à la fois effrayant, récréatif et revigorant, avec de l’acrobatie et de l’humour pince-sans-rire dedans…

Plus de morts que de vivants – Guillaume Guéraud

C’est la veille des vacances d’hiver. Dans ce collège marseillais, l’impatience étreint chacun des élèves qui franchi la grille. Ils ne se doutent pas que leur légèreté va bientôt les quitter, violemment supplantée par un virus foudroyant. Un excellent roman qui se lit d’une traite, stupéfiant et angoissant à souhait. Du bien noir et bien gore pour les ados et plus si affinités.

Les fleurs de la ville

Une fillette très stylée « petit chaperon rouge » traverse la ville avec son père. Au fil des rues, elle ramasse les fleurs, elle cueille la nature sauvage qui a su se faufiler dans le bitume. Dans le dessin en noir en blanc, quelques touches de couleurs illuminent les pages, et le bouquet grossit comme un trésor. Coup de cœur pour ce magnifique album sans texte, rempli de poésie, de sens et de légèreté.

La maison des absents – de Tana French

Dans la banlieue de Dublin, la famille Spain est retrouvée dans un bain de sang. Drame familial ? Règlement de compte ? Crime crapuleux ? Les premières conclusions restent obscures, les pièces ne s’imbriquent pas comme elles le devraient, les éléments ne sont pas clairs, l’enquête piétine. A lire sur la plage (ce n’est pas la saison mais ça viendra).

Ouh là là !

Un ogre renfrogné et un loup violet décident d’aller coller la frousse aux trois petits cochons, tranquillement installés dans une partie de cartes avec le Petit Poucet. Ils passent la tête par la fenêtre, enchaînent les grimaces, tentent même de se hisser à l’intérieur de la maison, au risque de voir leur bedaine coincer dans l’encadrement… Une savoureuse histoire qui se joue bien des contes traditionnels.

Un vent de cendres – de Sandrine Collette

C’est le temps des vendanges. Cette année, Malo et Camille ont décidé de tenter l’aventure, rejoindre d’autres étudiants pour deux semaines, goûter à l’air de la Champagne, entre travail rude la journée et ambiance colonie de vacances le soir. Mais à l’arrivée, l’atmosphère est confuse. Les propriétaires des lieux sont peu loquaces et pas franchement engageants. Le couple que forment Andreas et Octave pose question. Quel lien les unit ? Pourquoi tant de mystères, d’isolement et de noirceur les entourent…

Les Intranquilles – de Azza Filali

Azza Filali passe au peigne fin son pays et dresse des portraits croisés de la Tunisie au lendemain de la chute de Ben Ali. Que faire de cette nouvelle liberté ? Après la dictature, après la révolution, que reste-t-il ? Que choisir, comment reconstruire ? Un beau roman pour entrer dans la littérature tunisienne.

La nuit des trente – de Eric Metzger

Aujourd’hui, Félix a trente ans. Une journée à mi-chemin entre le non-événement et le cap douloureux à franchir. Félix a décidé de ne rien dire à personne, de la jouer en solo, comme si le virage serait plus facile à négocier ainsi. Il décide malgré tout de suivre ses collègues partis boire un verre après le travail, ce qui sera le début d’une longue nuit de beuverie, de questionnements et de chasse aux fantômes. A lire en guise d’entracte.