Petite sale – Louise Mey (Le Masque)

1969 dans un coin de campagne française dominé par un riche propriétaire terrien. Dans ce tableau, Catherine fait figure de poussière, pauvreté incarnée plus bas que tout, vaquant dans la fourmilière au service de chacun.e. Un jour comme un autre s’enfonce pourtant dans la tempête lorsque la petite fille du patron dont elle a la garde disparaît dans un clignement de regard et de gesticulation. Les gendarmes sont sur le coup, bientôt épaulés par la police, l’affaire est grave et l’énigme retord.

Le château de Pictordu – George Sand

Le surnaturel plane dans l’ombre de la petite Diane, en route avec son père pour rejoindre leur domicile qu’il occupe avec sa nouvelle épouse après le décès de sa première femme. En route, ils sont contraints de s’arrêter dormir au château de Pictordu, lieu abandonné et en ruine dans laquelle la fillette dit avoir rencontré une femme, élucubrations fantomatiques qui n’émeuvent pas plus le père que ça mais marquent profondément la petite qui gardera un lien très fort avec cette rencontre.

Dans les murmures de la forêt ravie – Philippe Alauzet (Rouergue)

Du noir rural lâché dans un souffle. L’intrigue est resserrée autour d’un loup qui décime les troupeaux, des éleveurs sur les dents, et Agnès, femme sans âge qui n’a jamais quitté la ferme familiale et forme avec son père, Jean, fermier taciturne qui ne s’encombre pas de ce que sa noirceur laisse dans son sillage, un couple forgé dans les non-dits. Une entracte noire à ne pas laisser filer.

Dans les rues de Londres + Une chambre à soi – Virginia Woolf

Virginia Woolf à travers son essai phare Une chambre à soi, et une nouvelle dans laquelle l’autrice raconte comment, prenant le prétexte de devoir s’acheter un nouveau crayon de papier un soir d’hiver, elle sillonne les rues de Londres sans plus de but que de se laisser porter au fil des échoppes, rencontres, souvenirs, pensées, qui se croisent et s’interpellent.