Le crime, une histoire d’amour – de Arni Thorarinsson

Faites une pause à Reykvavik pour prendre un petit noir bien serré, un court roman qui dépeint un drame familial glaçant et sans échappatoire. Beaucoup d’émotions, de colère, d’amour, de douleur, de gâchis. Un roman pas spécialement renversant mais qui sait être obsédant, qui chamboule finalement, et laisse des traces.

Koumiko – de Anna Dubosc

Koumiko perd la tête. Une hospitalisation, du tri, des souvenirs qui remontent en même temps que ceux de la mère s’effacent. Anna conserve le quotidien chamboulé, garde trace des images qui remontent, des ressentis. Un grand cri d’amour et un texte retentissant sur la relation mère-fille.

Wonder lover – de Malcolm Knox

John Wonder est la transparence incarnée. Un homme discret qui prend à cœur son métier de Certificateur en chef de faits extraordinaires. Il authentifie pour un genre Guinness des records les données qui lui sont soumises, des plus classiques aux plus illuminées, allant constater in-situ leur véracité. Un métier aux allures d’agent secret pour cet être énigmatique qui peut ainsi aller à son gré aux quatre coins du monde, et s’accomplir pleinement dans les diverses vies de famille qu’il a construites. Excellent roman à la fois effrayant, récréatif et revigorant, avec de l’acrobatie et de l’humour pince-sans-rire dedans…

Un vent de cendres – de Sandrine Collette

C’est le temps des vendanges. Cette année, Malo et Camille ont décidé de tenter l’aventure, rejoindre d’autres étudiants pour deux semaines, goûter à l’air de la Champagne, entre travail rude la journée et ambiance colonie de vacances le soir. Mais à l’arrivée, l’atmosphère est confuse. Les propriétaires des lieux sont peu loquaces et pas franchement engageants. Le couple que forment Andreas et Octave pose question. Quel lien les unit ? Pourquoi tant de mystères, d’isolement et de noirceur les entourent…

Les Intranquilles – de Azza Filali

Azza Filali passe au peigne fin son pays et dresse des portraits croisés de la Tunisie au lendemain de la chute de Ben Ali. Que faire de cette nouvelle liberté ? Après la dictature, après la révolution, que reste-t-il ? Que choisir, comment reconstruire ? Un beau roman pour entrer dans la littérature tunisienne.

La nuit des trente – de Eric Metzger

Aujourd’hui, Félix a trente ans. Une journée à mi-chemin entre le non-événement et le cap douloureux à franchir. Félix a décidé de ne rien dire à personne, de la jouer en solo, comme si le virage serait plus facile à négocier ainsi. Il décide malgré tout de suivre ses collègues partis boire un verre après le travail, ce qui sera le début d’une longue nuit de beuverie, de questionnements et de chasse aux fantômes. A lire en guise d’entracte.

Vite, trop vite – de Phoebe Gloeckner

Minnie Goetze a grandi vite, trop vite. Elle a quinze ans et tente tant bien que mal de passer le difficile cap de l’adolescence en se confiant de façon assidue et presque obsessionnelle à son journal. Elle y évoque notamment la relation qu’elle entretient avec le nouvel ami de sa mère, la découverte de son corps, son initiation sexuelle, ses relations avec ses amis. Un roman graphique qui interroge, initiatique, transgressif.

La fille aux loups – de Eric Pessan

Anna et ses deux frères se retrouvent dans la maison des parents après leur décès. Dans le jardin, ils renouent avec le jeu du loup qui a marqué leur jeunesse. Un jeu insidieux et pervers, dont les règles se dévoilent par bribes, jamais totalement franches. Le poids des non-dits, du secret, de la culpabilité, le temps qui a passé et la mémoire qui a fait son chemin.

Profession du père – de Sorj Chalandon

Emile Choulans n’a jamais su dire quel métier faisait son père. A chaque rentrée des classes, le casse-tête se répétait lorsque venait le moment de mentionner sur la fiche personnelle la si énigmatique profession du père. Car ce dernier en a raconté des histoires extraordinaires, évoquant son passé de pasteur, de footballeur, agent secret infiltré…
Un texte fort sur la névrose destructrice d’un père. Tout l’art de Sorj Chalandon de garder le sens de l’humour dans l’évocation d’un drame familial.

L’envers du feu – Anne Dufourmantelle

Lors d’une soirée, Alexeï est littéralement subjugué par une jeune femme. Un lointain parfum de déjà-vu qui l’interroge et le chamboule. Sentiment qui sera exacerbé par le décès de celle-ci, morte le soir même après avoir chuté de 5 étages. Profondément perturbé et touché par cette disparition, Alexeï décide de mener l’enquête ; une démarche qui lui fera remonter son passé et interroger ses racines. Un thriller psychanalytique et labyrinthique.

Mathilde est revenue – Grégory Nicolas

Mathilde est une femme sans borne. Capable de se donner entièrement pour les siens, elle est aussi dotée d’un puissant instinct de survie, celui qui la fait prendre ses cliques et ses claques un beau jour, presque sur un coup de tête. Une histoire simple qui s’épaissit progressivement, subtilement, touchante et étourdissante.

Du domaine des Murmures – Carole Martinez

Au 12eme siècle, Esclarmonde refuse de se marier à Lothaire, fils du seigneur voisin, et affirme la volonté d’offrir sa vie à Dieu en fa isant le vœu de s’emmurer. Carole Martinez nous happe, très vite, avec l’histoire de cette femme piégée dans son propre serment, et nous dévoile une part des moeurs de l’époque, la religiosité exacerbée, la condition des femmes et la domination convenue, la folie des hommes.