Carnation – Xavier Mussat (Casterman)

Une BD profonde et remuante sur les relations qui s’imbriquent jusqu’à l’asphyxie. L’objet est graphiquement fabuleux. On se pose un moment devant ce format épais. Et on y entre pour y rester.

La saga de Grimr – de Jérémie Moreau (Delcourt)

Au dix-huitième siècle, au cœur de l’Islande, le jeune Grimr voit toute sa famille disparaître dans l’explosion d’un volcan. Avec sa force surhumaine et un tempérament de fer, il va se forger un destin digne d’une saga, qu’un vieux poète bienveillant n’aura de cesse de garder la trace. Très belle BD, initiatique et sauvage.

America – de Nine Antico (Glénat)

Vous ne connaissez pas encore les héroïnes de Nine Antico ? Elles reviennent dans America pour une virée chez l’Oncle Sam. NickCarraway vous fait le topo.

Quelques jours à vivre (Delcourt)

Immersion dans un service de soins palliatifs. Xavier Bétaucourt et Olivier Perret ont partagé le quotidien des soignants de l’unité de soins palliatifs de l’hôpital de Roubaix et livrent un documentaire remarquable sur la prise en charge de la fin de vie.

Le loup en slip (Dargaud)

Un loup avec un slip blanc à rayures rouges, un beau slip qui prête plus à rire qu’à hurler, faisant capoter tous les stratagèmes mis en place pour le faire dégager fissa. Une histoire réjouissante entre BD, album et conte, dans le jus des Vieux fourneaux. A lire absolument, tous publics confondus.

La forêt des renards pendus

Rafael Juntunen décide se mettre à l’écart un moment, pour planquer un gros butin et en profiter généreusement à l’écart de toute convoitise et vieilles connaissances. Mais la montagne finnoise est loin d’être tranquille. Très bonne adaptation BD du roman de Arto Paasilinna, avec autant de verve et d’humour. A lire pour se prendre du bon temps.

Les vieux fourneaux – Lupano et Cauuet

Paraît-il que c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures compotes. C’est ce que l’on dit en tout cas. Lupano et Cauuet en ont pris de la graine et ils ont tenté le coup : Raconter la société à travers les aventures de trois septuagénaires. Souvenirs, vieilles querelles, revendications, amours passés… Une série poilante et délassante à faire tourner.

LAP ! / de Aurélia Aurita

Le lycée autogéré de Paris a 33 ans. Un bel âge pour un lycée hors des clous, qui a pourtant su garder la fougue des premiers instants. Le LAP pour les intimes, 3 lettres qui claquent sous la langue, qui détonent, pour un établissement de caractère. Au LAP, il n’y a pas de proviseur, pas de surveillant, pas de hiérarchie. Juste des élèves, et une poignée d’enseignants, tous sur un pied d’égalité. Les tâches sont réparties, budget, entretien, paperasse. Le maître mot c’est la libre fréquentation. Pas de notes, pas de punitions. Il ne s’agit pourtant pas de s’y pointer la bouche en cœur et les mains dans les poches.