Dans la banlieue de Dublin, la famille Spain est retrouvée dans un bain de sang. Drame familial ? Règlement de compte ? Crime crapuleux ? Les premières conclusions restent obscures, les pièces ne s’imbriquent pas comme elles le devraient, les éléments ne sont pas clairs, l’enquête piétine. A lire sur la plage (ce n’est pas la saison mais ça viendra).
Catégorie : Littérature
Un vent de cendres – de Sandrine Collette
C’est le temps des vendanges. Cette année, Malo et Camille ont décidé de tenter l’aventure, rejoindre d’autres étudiants pour deux semaines, goûter à l’air de la Champagne, entre travail rude la journée et ambiance colonie de vacances le soir. Mais à l’arrivée, l’atmosphère est confuse. Les propriétaires des lieux sont peu loquaces et pas franchement engageants. Le couple que forment Andreas et Octave pose question. Quel lien les unit ? Pourquoi tant de mystères, d’isolement et de noirceur les entourent…
Les Intranquilles – de Azza Filali
Azza Filali passe au peigne fin son pays et dresse des portraits croisés de la Tunisie au lendemain de la chute de Ben Ali. Que faire de cette nouvelle liberté ? Après la dictature, après la révolution, que reste-t-il ? Que choisir, comment reconstruire ? Un beau roman pour entrer dans la littérature tunisienne.
La lettre à Helga – de Bergsvenn Bigisson
Souvenirs d’un amour manqué dans la campagne islandaise… C’est sensuel, rural, passionné, touchant. Une belle parenthèse qui se lit d’une traite
La nuit des trente – de Eric Metzger
Aujourd’hui, Félix a trente ans. Une journée à mi-chemin entre le non-événement et le cap douloureux à franchir. Félix a décidé de ne rien dire à personne, de la jouer en solo, comme si le virage serait plus facile à négocier ainsi. Il décide malgré tout de suivre ses collègues partis boire un verre après le travail, ce qui sera le début d’une longue nuit de beuverie, de questionnements et de chasse aux fantômes. A lire en guise d’entracte.
Tout plutôt qu’être moi – de Ned Vizzini
Un grand roman sur l’adolescence et la dépression qui peut parfois y être associée. Un texte touchant avec des mots qui raisonnent. It’s kind of a funny story…
12 tentations de l’hiver 2016
Parmi les nouveautés de l’hiver, 12 romans qui se singularisent et qu’il serait franchement dommage de laisser passer…!
Notre règne arrivera – de Grace Lumpkins
Début du 20ème siècle, dans les collines de Caroline du Nord. Grace Lumpkin nous invite à suivre sur une vingtaine d’années une famille de paysans pauvres, et livre ainsi une grande fresque sur le début du 20ème siècle, dans la tradition des romans prolétariens américains.
Vite, trop vite – de Phoebe Gloeckner
Minnie Goetze a grandi vite, trop vite. Elle a quinze ans et tente tant bien que mal de passer le difficile cap de l’adolescence en se confiant de façon assidue et presque obsessionnelle à son journal. Elle y évoque notamment la relation qu’elle entretient avec le nouvel ami de sa mère, la découverte de son corps, son initiation sexuelle, ses relations avec ses amis. Un roman graphique qui interroge, initiatique, transgressif.
Le pigeon – de Patrick Süskind
Un homme voit sa vie basculer en un instant, lorsqu’un matin il croise un pigeon sur le palier. L’auteur du parfum signe ici un court texte assez fascinant sur la phobie et la perte de repères qui en découle.
Aucun homme ni dieu – de William Giraldi
William Giraldi nous happe aux confins de l’Alaska, avec poigne et sans tendresse. Aucun homme ni dieu est une véritable expérience de lecture, de celles qui vous envoûtent et vous marquent infiniment. Un roman dépaysant, à la fois tragique et bouleversant, captivant et sublime. Mon coup de cœur absolu de cette année 2015.
CapharnaHome – nouvelles
aNTIDATA est une maison d’édition spécialisée dans la nouvelle et le texte court. Ici, nous sommes même assez proches de la « short nouvelle ». Quelques pages seulement pour nous faire franchir le seuil d’une dizaine de maisons. Avec l’œil du passant un brin voyeur, nous poussons les portes, nous glissant dans les recoins ou parcourant les pièces. Nous avançons à tâtons au gré des souvenirs qui s’y rattachent, des drames qui s’y déroulent parfois. Encore un sans-faute pour aNTIDATA, avec ce recueil à picorer en guise d’entracte.
La femme-précipice – de Princesse Inca
La femme-précipice, c’est un recueil de 67 poèmes, d’une femme qui flirte avec ce que l’on appelle assez communément la folie. Comme une bouée, elle griffonne, écrit, jette ses pensées, ses ressentis, ses batailles, ses colères, son impuissance parfois, sa rage. Elle évoque l’enfermement, les murs, les blouses blanches, les chemises bleues, et la vie qui reprend son cours, avec toujours à portée, un précipice prêt à l’aspirer. On la sent sur des chaussures à bascule, à cheval entre deux mondes.
La fille aux loups – de Eric Pessan
Anna et ses deux frères se retrouvent dans la maison des parents après leur décès. Dans le jardin, ils renouent avec le jeu du loup qui a marqué leur jeunesse. Un jeu insidieux et pervers, dont les règles se dévoilent par bribes, jamais totalement franches. Le poids des non-dits, du secret, de la culpabilité, le temps qui a passé et la mémoire qui a fait son chemin.
Profession du père – de Sorj Chalandon
Emile Choulans n’a jamais su dire quel métier faisait son père. A chaque rentrée des classes, le casse-tête se répétait lorsque venait le moment de mentionner sur la fiche personnelle la si énigmatique profession du père. Car ce dernier en a raconté des histoires extraordinaires, évoquant son passé de pasteur, de footballeur, agent secret infiltré…
Un texte fort sur la névrose destructrice d’un père. Tout l’art de Sorj Chalandon de garder le sens de l’humour dans l’évocation d’un drame familial.
10 romans pour l’automne
10 romans pour laisser venir tranquillement la fin d’année. Du réconfortant, du dépaysant, du drolatique, du noir bien serré aussi, à accompagner de marrons grillés, de thé aux épices ou d’irish coffee.
La nuit tango – Monique Debruxelles
Un recueil de nouvelles qui flirte avec le fantastique à l’ancienne, celui qui prend racine l’air de rien dans un quotidien banal et le fait basculer avec déraison et décadence.
Qu’il s’agisse de morts qui s’accrochent à la vie, de taxidermie humaine, d’expériences paranormales qui dérapent, de banquette qui délie les langues, de station balnéaire sur le déclin ou d’ancêtres qui s’accrochent pour faire perdurer la lignée familiale, les neuf nouvelles de Monique Debruxelles s’apparentent à des contes modernes où l’étrangeté est reine.
L’envers du feu – Anne Dufourmantelle
Lors d’une soirée, Alexeï est littéralement subjugué par une jeune femme. Un lointain parfum de déjà-vu qui l’interroge et le chamboule. Sentiment qui sera exacerbé par le décès de celle-ci, morte le soir même après avoir chuté de 5 étages. Profondément perturbé et touché par cette disparition, Alexeï décide de mener l’enquête ; une démarche qui lui fera remonter son passé et interroger ses racines. Un thriller psychanalytique et labyrinthique.
Le fils du concierge – Ménis Koumandaréas
Un salon de coiffure sur une place d’Athènes, des mises en plis et des barbes hirsutes, entre dialogue de sourds et scénette digne d’un sketch. Une nouvelle au parfum doux-amer, entre drôlerie absurde et pointe de nostalgie.
Mathilde est revenue – Grégory Nicolas
Mathilde est une femme sans borne. Capable de se donner entièrement pour les siens, elle est aussi dotée d’un puissant instinct de survie, celui qui la fait prendre ses cliques et ses claques un beau jour, presque sur un coup de tête. Une histoire simple qui s’épaissit progressivement, subtilement, touchante et étourdissante.
