Le dimanche des mères – de Graham Swift (Gallimard)

La campagne anglaise des années 20 avec ce dimanche des mères, congé annuel durant lequel les domestiques rejoignent leur famille. Cette journée de 1924 se dessinera autrement pour Jane, au point de représenter un véritable tournant dans sa vie, de manière à la fois sensuelle et tragique. Un roman qui devrait ravir les amateurs de littérature anglaise tendance historique romantique.

Quand sort la recluse – Fred Vargas (Flammarion)

Des grands-pères qui passent l’arme à gauche, sans lien apparent, mise à part cette piqûre. L’affaire n’en est pas une, et si c’était le cas, Adamsberg serait le dernier concerné. Sauf qu’il a mis le nez dessus et quand ça le taraude, on sait bien ce qu’il se passe. Du Vargas pur jus qui ravira les amateurs et les autres, même si c’est un peu surjoué par moment.

Snjor – de Ragnar Jonasson (La Martinière)

Un petit polar bien ficelé pour rafraichir l’ambiance avec du scandinave pur jus flirtant avec un style rappelant Agatha Christie. Mensonges, faux semblants et secrets tiennent le lecteur dans cette enquête qui avance à petits pas tout en se révélant prenante et addictive.

Rural noir – de Benoît Minville (Gallimard)

Romain revient au bercail après dix ans d’absence. Les années ont passé mais les visages sont toujours là. L’adolescence a laissé place à des vies d’adulte plus ou moins construites, et certaines mauvaises habitudes ont méchamment pris racine. Benoît Minville signe un premier roman très engageant pour la suite à venir. Un roman noir, sociétal et humain à se mettre sous la dent, et un auteur à suivre donc.

A voté / Isaac Asimov (Le Passager clandestin)

En 1955, Isaac Asimov imaginait une société ayant perdu tout sens commun à force de radinerie démocratique. Une nouvelle on ne peut plus d’actualité dans laquelle l’auteur dressait déjà un portrait stupéfiant et glaçant de la manipulation sondagière, imaginant un monde où la libre pensée serait réduite à néant par un tour de passe-passe démagogique.

En douce – de Marin Ledun (Ombres noires)

Simon voit sa vie tranquille basculer lorsqu’il plonge ses yeux dans ceux d’Emilie. Il était loin d’imaginer qu’il se retrouverait en un claquement de doigts enfermé dans un hangar paumé en rase campagne. Un roman un peu poisseux quand même, haletant comme un thriller qui vous démange, la noirceur sociétale en sus, la vengeance amère, la colère du monde qui toque au carreau. Vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Seules les bêtes – de Colin Niel (Rouergue)

Dans les plateaux des Causses, une femme disparaît. L’assistante sociale s’interroge, ouvrant la danse d’un roman choral savamment orchestré. Chacun dévoilera sa culpabilité, ses doutes, les rêves devenus opaques. Un puissant roman sur la solitude et l’isolement qui désarment les désirs et rendent capable de tout.